Cinq phrases à éviter pour les nouveaux pères

samuel

15 janvier 2019

Plusieurs papas appréhendent l’impact de la venue d’un enfant sur leur vie de couple. Ils craignent la routine, la fatigue, les visions qui se confrontent, les émotions à fleur de peau et, incidemment, l’apparition de tensions avec leur conjointe.

Chez Nouveaux pères, nous aimons nous convaincre qu’il est au contraire possible d’entretenir la flamme et de demeurer des amoureux fringants, malgré les nombreux défis de cette vie de jeunes parents. C’est un objectif que l’on cultive avec beaucoup d’espoir et de bonne volonté.

Or, notre expérience nous a appris qu’il y a des erreurs d’amateurs à éviter, en tant que nouveau papa, afin de ne pas refroidir la braise dans le foyer de l’amour.

Toujours prêts à aider notre prochain, nous vous partageons donc ici cinq phrases à proscrire de votre nouvelle vie afin d’éviter que les mots ne se retournent contre vous, messieurs!

« Faut pas virer fou avec ça. » 

Les papas et les mamans ont parfois des façons différentes de réagir aux petits maux et problèmes courants de leur bébé. Les mamans se plairont à vous dire qu’elles sont plus « attentives » aux besoins de l’enfant. Les papas rétorqueront qu’ils sont simplement plus « rationnels ».

Qui a raison? On s’en balance. Notre seul conseil est le suivant : lorsque votre conjointe vous fait part d’une inquiétude, considérez-la d’emblée pour légitime. Les affirmations du genre « Tu capotes pour rien, ma belle », « Faut pas virer fou avec ça » ou « Voyons dont! Y’est bein correct c’t’enfant là » ont rarement pour effet d’apaiser l’angoisse d’une mère.

Essayez plutôt : « Tu as fait des lectures sur Internet et tu penses que bébé a attrapé le tétanos? C’est possible mon amour. On n’est jamais trop prudents! Veux-tu qu’on appelle Info-Santé? »

« Je ne peux pas ce soir, je garde mon enfant. »

On ne vous apprendra rien : depuis la fin des années 90, semble-t-il que les papas ne gardent plus leurs enfants. « Ils s’en occupent! » Pas grand-chose à rajouter sur le sujet, ne serait-ce que le bémol suivant :

Si votre conjointe vous donne 30$ pour acheter de la pizza avant de partir de la maison et qu’elle vous appelle aux 45 minutes pour savoir comment ça va avec les enfants, pendant sa soirée entre filles, vous êtes autorisé à utiliser l’expression « Ce soir, je garde mes enfants. » 

« Chérie, qu’est-ce qu’on mange pour souper? »

Cette question est à proscrire, et ce, même si vous avez l’intention de contribuer à la préparation du repas. Afin d’alléger sa charge mentale, maman aimera plutôt que papa participe avec elle à la planification des soupers de la semaine et arrive avec des suggestions de recettes à concocter.

Vous n’avez rien d’un grand chef? Vous ne connaissez même pas le sens de l’expression « badigeonner »? Pas grave. C’est l’intention qui compte.

Au moins une fois par semaine, au retour du boulot, passez acheter des aliments frais à l’épicerie et surprenez maman avec une recette végétalienne tirée du dernier livre dre La cuisine de Jean-Philippe. Elle fondra à tout coup!

« Tu m’as fait du tofu au beurre? Wow! Viens dans la chambre et fais-moi un deuxième enfant, mon prince charmant! »

« J’ai pas juste ça à penser, moi, je travaille! » 

La journée au bureau a été intense. Votre bébé vient de s’endormir après la routine du soir. Il est 20h. Vous vous installez enfin devant la télévision pour relaxer. Votre blonde interrompt votre bonheur tranquille. « As-tu inscrit bébé sur les assurances finalement? Ça fait trois mois que ça traîne… »

Vous lui répondez, du tac au tac : « Pas juste ça à faire, moi, je travaille! »

Erreur.

Vous le savez, s’occuper d’un bébé naissant, c’est aussi une pas pire job. Et vous ne vous imagineriez pas nécessairement échanger les rôles avec maman.

Bref, on vous recommande de tourner votre langue sept fois et de plutôt répondre à votre conjointe : « Bien sûr que c’est fait, mon amour! Tu me prends pour qui? »

N.B. : Il est important d’inscrire un rappel à votre agenda afin d’effectuer la tâche demandée le lendemain. Sinon, vous serez vite démasqués par maman.

« Elle était cute, l’infirmière du CLSC. Elle revient quand? »

Votre enfant a deux semaines à peine. Vous êtes en famille dans le salon. Vous vous surprenez à réfléchir à voix haute. « Elle était cute, l’infirmière du CLSC. Elle revient quand déjà? »

Votre blonde, qui se remet tant bien que mal de son épisiotomie, prend une pause dans ses exercices de plancher pelvien et vous regarde, dubitative, avec des yeux qui vous disent : « Gros cave. »

La remarque vous apparaissait pourtant banale. Dans votre tête, votre blonde est toujours aussi belle et désirable qu’avant. Pourquoi commencerait-elle donc soudainement à s’inquiéter des comparaisons?

Fiez-vous sur notre expérience, pendant quelques mois – au moins le temps que la déchirure reprenne – il est recommandé de garder ses commentaires sur « les autres filles » pour soi.

Vaut mieux se concentrer à rappeler à votre blonde qu’elle est non seulement une mère extraordinaire, mais qu’elle est toujours aussi magnifique, séduisante et sexy.

Parce que ça ne coûte rien.

Parce que ça lui fera plaisir.

Et parce que c’est tellement vrai.

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